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La vidéo ci-dessous a été tournée avant l’épidémie de covid-19

Marie de Brauer, ancienne étudiante en Journalisme d’Investigation à l’IEJ Paris

Marie de Brauer, diplômée en 2016 de l’IEJ Paris en journalisme d’investigation a écrit et incarné le documentaire La grosse vie de Marie traitant de la grossophobie sur France TV Slash.

Qu’est-ce que la grossophobie ?

La grossophobie c’est la discrimination que les personnes grosses vivent au quotidien, elle est particulièrement vicieuse car on la retrouve dans beaucoup d’aspects de la vie.
Accès aux soins, embauche, famille, amis, espace public et beaucoup d’autres moments de vies sont concernés.

Quelle est l’histoire de ce projet ?

J’ai appris ce qu’était la grossophobie il y a 6 ans à l’IEJ pendant ma dernière année, j’en ai parlé à un professeur il m’a dit que le sujet serait intéressant à traiter et j’ai toujours gardé ce sujet-là dans ma tête. Ce sujet n’était alors pas très visible dans les médias.

Il y a un an et demi, j’ai commencé à travailler avec Estelle Walton (réalisatrice) et Clara Griot (prise d’image) pour proposer un documentaire à France TV Slash.

Comment se passe l’écriture d’un documentaire ?

D’abord, j’ai écrit un pitch, une première version hyper courte en inventant des personnages potentiels pour donner envie aux chaînes de parler du sujet. Ensuite, l’écriture s’est faite au moment de l’enquête et quand on se met à séquencer et mettre en scène avec la réalisatrice. Nous nous sommes dit qu’on partirait de la vie d’enfant vers la vie d’adulte afin de développer les situations qu’une victime de grossophobie subit au cours de sa vie.

Comment choisit-on les personnes à interviewer ?

Pour les témoignages, j’ai fait des appels à témoins sur Facebook et Twitter. Il fallait des témoignages assez forts pour marquer le coup, voir si la personne peut parler aisément. Nous n’avons pas eu de témoignage d’homme, cependant je suis heureuse que David ait participé à la séquence de fin du documentaire.
Ça me tenait à cœur d’avoir des femmes principalement car à la télé il y a trop souvent des experts hommes.

La grossophobie est terriblement liée au sexisme car le poids des femmes est un sujet constant plus que pour les hommes.

En quoi tes années à l’IEJ t’ont-elles aidé dans ce projet ?

Pour commencer, j’ai eu l’idée à l’IEJ, et j’avais déjà fait une enquête dans un cours d’investigation, il fallait écrire un papier de plusieurs pages sur la grossophobie médicale. L’année de spécialisation en journalisme d’investigation est super réaliste, elle nous prépare vraiment à la réalité du terrain, ce qui est plus simple pour la suite après les études.

Quel conseil donnerais-tu à des étudiants qui ont un sujet qui leur tient à cœur ?

Il faut toujours y croire, toujours penser que ce sujet peut avoir un impact et éviter de se dire que ça a déjà été fait car le monde évolue et si on a un sujet qui touche à notre vie personnelle, c’est légitime de se mettre en scène et de parler de soi. Ça peut rendre le projet toujours plus impactant et si ce n’est pas le bon moment, le garder dans un coin de sa tête pour plus tard.

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