Eglantine Despres remporte le Prix d’honneur du jury François Chalais 2017

Églantine Despres, en 2e année à l’IEJ Paris, a remporté le Prix d’honneur Jeunes Reporters de François Chalais, catégorie presse écrite, pour son reportage sur le vieillissement des zones rurales en France.

Pourquoi participer au Prix François Chalais ?

Aurélie Bernard, la responsable pédagogique de l’IEJ, nous a fortement incités à participer au concours. C’était une très bonne expérience d’autant que nous avons été très bien encadrés et conseillés par M. Ferrari, notre professeur de presse écrite.

Quel était le sujet de votre article ?

J’ai choisi de parler de la solitude des personnes âgées à la campagne. Pour cela, j’ai pris l’exemple d’une dame que je connais bien, Lucette. Elle a 85 ans et elle vit seule en Champagne Ardennes. Sa situation m’a permis de faire l’état des lieux des zones rurales en France, désertées par les jeunes une fois qu’ils ont l’âge de faire des études et de travailler. Je n’ai pas voulu tomber dans le misérabilisme mais dresser le paysage concret de la situation économique en interviewant également le maire de la ville et une jeune femme originaire de la campagne, partie travailler dans une grande ville.

 

 

Pensiez-vous pouvoir remporter le prix d’honneur ?

J’avais la pression car l’année dernière, le gagnant avait fait un sujet très sérieux sur le Brexit… Moi, je ne suis pas partie à l’étranger, j’ai parlé de ce qui se passait à côté de chez nous. Je ne m’attendais pas non plus à gagner car il y avait de très beaux sujets traités dans ma classe. J’ai été très étonnée mais aussi très contente de recevoir le prix d’honneur.

Pourquoi devenir journaliste ?

Alors que j’étais en colonie de vacances (j’avais 8-9 ans), nous avons simulé l’organisation d’un village. J’étais dans l’équipe en charge de la création d’un journal : nous rapportions toutes les heures les histoires du village. J’ai adoré répandre les informations ! C’est à partir de ce moment-là que j’ai voulu devenir journaliste. Par la suite, j’ai continué à écrire des histoires. A l’époque de Skyblog, j’ai ouvert plusieurs blogs dans lesquels je parlais d’un peu de tout.

Comment avez-vous intégré l’IEJ ?

Après le baccalauréat, on m’a conseillé de faire une licence de droit pour intégrer une école de journalisme à bac+3. Mais le système universitaire ne m’a pas du tout plu. J’ai alors pris une année sabbatique pour faire de l’animation. J’avais besoin de voir le fruit de mon travail. Puis, j’ai découvert sur Internet l’IEJ. L’école m’a plu car elle me permettait à la fois d’apprendre et de produire. C’était aussi la première fois que je voyais une équipe pédagogique aussi à l’écoute des étudiants, toujours prête à les encourager et à les soutenir. C’est rare !

Un conseil pour ceux qui souhaiteraient se lancer dans le journalisme ?

Je trouve que l’on se met — en règle générale, et moi la première — beaucoup trop de barrières pour écrire. Si vous avez envie d’écrire, lâchez-vous, écrivez les choses comme elles vous viennent. La trame de l’article viendra plus tard.

Voir l’interview d’Elisa Huet 

Voir l’interview d’Alexandre Jeanpierre

JE M'INSCRIS ! >